lundi 1 juin 2015

Festival Hors-Champ - Nice 2015

Samedi 6 juin 2015 je présenterai à Nice lors du festival Hors Champ un documentaire sur Eddie Martin (alias St EOM). Peintre, sculpteur, médium, musicien, ce personnage haut en couleur fut également l'auteur d'un formidable environnement insolite actuellement restauré.
D.R Spaces



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mercredi 18 février 2015

Du Folk Art américain à Bruxelles

   Fin 2014 l'Art et Marges Musée de Bruxelles a souhaité monter une expo autour du Folk Art américain à partir de pièces  de ma collection. Ce projet a finalement  vu le jour et l'expo approche. C'est donc à partir du 24 février 2015 (vernissage) que ce musée belge montrera un ensemble d'œuvres de 13 artistes essentiellement issus du Sud profond (Deep South) Elles ont souvent été réalisées avec les moyens du bord ou grâce à la récupération. (Des fonds de pots de peinture, des vieilles tôles, des panneaux de bois, etc.). Ce sont les créateurs du bord des routes poussiéreuses du Delta du Mississippi pour la plupart. C’est un art autodidacte qui prend sa source dans les véritables racines américaines.
   La vie quotidienne et sa critique sociale (sexualité, prostitution, ségrégation, etc.) mais aussi la ruralité, la nature, la religion sont abordées au gré d'un parcours d'œuvres fortes ou déroutantes et à travers desquelles le vécu transparaît. Toutes ces histoires personnelles sont des histoires difficiles, rurales pour la majorité d’entre elles. Ces artistes ont su cristalliser une mythologie de l’enfance, du labeur ou du quotidien, l’angélique côtoyant parfois le sordide avec la pudeur de la véritable souffrance...
Affiche de l'exposition et son look techno !...
Mary T. Smith                                            Coll JM Chesné
Royal Prophet Robertson                                        Coll. JM Chesné
Ted Gordon                                                          Coll. JM Chesné

lundi 9 février 2015

"Folles Dentelles" à Viroflay


"FOLLES DENTELLES" , c'est la dentelle revisitée, passée au crible, réinventée par 15 artistes dont je ferai partie… Qu'elle soit dessinée, cousue de fils, de fer ou sculptée finement dans les veines du bois, elle se fait tantôt monumentale, tantôt exubérante. ...
Expo du 12 février au 22 mars 2015
Vernissage le 12 février 2015 à Viroflay - 19h
L’Ecu de France
1, rue Robert Cahen 78220 VIROFLAY
ouvert tous les jours
entrée libre de 14h à 19h

                                    Brigitte Armager     
                                  Hélène Angetti     
           Armel Barraud                                                                            

vendredi 21 novembre 2014

Pour vous faire patienter en attendant le retour des articles : Le Château Bishop, Colorado


vendredi 15 août 2014

Caroline Bourbonnais (1924 - 2014)

   La Fabuloserie et l'Art Brut perd Caroline Bourbonnais décédée dimanche dernier à l'âge 90 ans. Alain et Caroline Bourbonnais avaient créé La Fabuloserie, à Dicy, voici plus de 30 ans, lieu incontournable de l’art hors-les-normes. Depuis la disparition d'Alain Bourbonnais en 1988, Caroline était l'âme de cet endroit qu'elle animait sans relâche avec passion; Le point d'orgue étant la visite et la présentation du merveilleux manège de Petit Pierre dont elle parlait avec beaucoup de tendresse et d'émotion.
Caroline Bourbonnais devant le manège de Petit Pierre              Photo Picardeau
   Le témoignage de Claude Arz : « La Fabuloserie est devenue le grand refuge des artistes hors-normes qui peignent, sculptent dans le plus grand des secrets . Plus qu'un musée la Fabuloserie est la mémoire des oeuvres turbulentes de notre temps. Caroline Bourbonnais (et Alain son mari) fut la gardienne des œuvres insolites, dérangeantes de Camille Vidal, de Francis Marshall et de Petit Pierre. Caroline Bourbonnais était une femme attentive aux courants souterrains de l'art. »


Caroline Bourbonnais devant une sculpture de Camille Vidal
L'un des murs d'enceinte de La Fabuloserie avec les mosaïques de François Portrat

Le manège de Petit Pierre

mercredi 9 juillet 2014

J.-B. Doussineau, Globe-trotter Fin de Siècle

   Il est un jeu chez les cartophiles qui traquent l'insolite consistant à rechercher les vues qui montrent un certain Jean-Baptiste Doussineau tout au long des différentes étapes son tour de France à dos de dromadaire. Si la légende des cartes varie et annonce différents terminus, ce globe trotter est présenté de façon constante comme " Ex-boulanger victime de la Compagnie de l'Ouest  (ancienne compagnie de chemins de fer desservant la Bretagne et la Normandie), sans indemnité (?) et sans aucun secours de l'Assistance publique". Il n'existe pas véritablement d'informations précises sur cette histoire ni sur ce personnage mais en recoupant quelques éléments glanés ça et là on peut reconstituer une esquisse de scénario. 

Jean-Baptiste Doussineau                                                                   Coll. JMC

Doussineau et son chamelier                                                               Coll. JMC
Doussineau et sa famille                                                                          Coll. JMC
    Amputé des deux jambes, il décide d'effectuer un voyage de 1909 à 1911 de Marseille au Havre sur ce camélidé aidé par un chamelier et accompagné comme il est mentionné parfois, de sa petite famille qui semblait le suivre en roulotte. Visiblement courroucé par la non-reconnaissance de son infirmité ce périple avait pour but d'attirer l'attention sur son état.  On connait l'attrait de l'époque pour l'exotisme, pour l'insolite et autre curiosité spectaculaire. Il "médiatisera" son expédition et d'une certaine façon la financera en éditant une série de cartes postales des principales étapes de cette escapade qui visiblement se termine à Paris où il subira une intervention chirurgicale à l'Hôtel Dieu.

Doussineau à Chatres                                     Coll. JMC
Doussineau au Havre                                                                               Coll. JMC
    Quelques coupures de presse de l'époque font état de la présence de Doussineau dans la capitale et surtout du trouble à l'ordre public qu'il a engendré. 
Journal Le Matin du 2 janvier 1910 : "Amputé des deux jambes, M. Jean-Baptiste Doussineau, escorté par l'arabe Ali Ben Amar, se promène chaque jour par les rues de Paris, monté sur un chameau. Il vend des cartes postales. Le 31 décembre dernier, il se trouvait rue Tronchait, au milieu d'une foule de curieux, dont les uns lui achetaient des cartes postales et dont les autres lui faisaient l'aumône. Un gardien de la paix étant intervenu, M. Doussineau s'enfuit sur son chameau. L'agent le poursuivit inutilement, berné dans sa course par celui après lequel il courait. Lorsqu'il se fut suffisamment moqué du gardien de la paix, qui lassé, avait abandonné la poursuite, le marchand de cartes postales, pour mieux savourer sa victoire, se rendit toujours monté sur son chameau, au poste de police.
M. Doussineau a comparu hier devant la huitième chambre correctionnelle, sous l'inculpation d'outrage à agent et de mendicité. Il a été condamné à 100 francs d'amende. Par défaut, pour les même délits, le tribunal a, sur réquisitoire du substitut Béguin, infligé un mois de prison à Ali Ben Amar."

   
Ce texte témoigne du caractère facétieux du personnage et même si la cause était juste les frasques de notre méhariste n'étaient du goût de la maréchaussée parisienne. On notera également la différence de traitement et de peine encourue entre Doussineau et son chamelier...

Doussineau à Dieppe                                    Coll. JMC
Doussineau à Solesme                                                                              Coll. JMC
Doussineau à Paris                                    Coll. JMC
   Pour l'arrivée à Paris, il fait un effort de présentation et endosse "la tenue orientale" comme disaient les zouaves, et il s'adjoint un "turco" démobilisé au casque colonial et son authentique chamelier en sarouel.


Doussineau à Paris                                                                               Coll. JMC

dimanche 6 juillet 2014

Carte blanche à Mycélium - Laurent Danchin présente 25 artistes.

 
   "Savants ou bruts, naïfs ou sophistiqués, autodidactes ou passés par les écoles, les vingt-cinq créateurs présentés dans cette exposition ont tous en commun d’avoir suivi un chemin hautement personnel, souvent proche de l’obsession, et d’avoir développé, en dehors des modes et des idéologies du moment, un univers singulier tirant sa source des zones, souvent obscures, de leur nature profonde. Se prenant ou non pour des artistes, ayant dû souvent exercer un métier alimentaire sans relation directe avec leur univers mental particulier, ils recourent aussi bien aux matériaux les plus ordinaires et aux techniques traditionnelles qu’à la sophistication des nouvelles technologies, et témoignent, à travers leurs dessins, peintures, collages, photographies, broderies, sculptures ou assemblages, du caractère essentiellement sauvage, indépendant, presque organique de la création, en même temps que de la variété infinie des familles de sensibilité au sein desquelles elle prend naissance. 

Sylvain et Ghyslaine Staelens

Raymond Reynaud
Raymond Reynaud

Catherine Ursin

Catherine Ursin
   Atypiques pour la plupart, échappant aux lois de leur milieu ou de leur culture d’origine, et issus de classes sociales et de générations différentes, ils sont tous également, chacun à sa manière, fort éloignés de la conception de l’art contemporain hégémonique depuis quarante ans, et ils œuvrent ou ont œuvré, par besoin, par manie et par plaisir, sans calcul commercial ni plan de carrière, et sans aucune théorie ni concept à défendre : plutôt à la manière d’artisans inspirés, laissant avec confiance l’instinct guider leur savoir faire. Car c’est la création qui s’est, en général, imposée à eux, non eux qui ont choisi la création. L’art, pour eux, n’est pas un métier, mais une nature, et ils s’y sont livrés par une nécessité spontanée, viscérale, plus forte que toute autre considération. C’est cet esprit de soumission à une forme mystérieuse d’irrationnel qui donne à leur démarche son authenticité et tout son sens, et constitue le principal point commun entre des univers, pour le reste strictement individuels. Or revenir au sens et relier des individus, peut-on trouver plus bel objectif à réaliser dans une abbaye ?


JMC


JMC

Jim Sanders
 
Joseph Kurhajec
   Par son parcours d’un éclectisme volontaire, l’exposition Mycélium – Génie savant, génie brut se veut un éloge non de l’art mais de la diversité inépuisable de la création, seule capable de mettre en échec les forces de destruction partout à l’œuvre actuellement." 
Laurent Danchin - extraits du catalogue
L'abbaye d'Auberive
Abbaye d'AuberiveCentre d'art contemporain
1, Place de l'Abbaye
52160 Auberive
Tél. : +33 (0)3 25 84 20 20

Horaires d'ouverture :
jusqu'au  28 septembre 2014
Mardi de 14h à 18h30
Mercredi au dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30

jeudi 13 mars 2014

OH MY GOD ! à la Bip de Liège

    Dans le cadre de la Biennale Internationale de la Photographie de Liège, le MADmusée (Musée de l'Art Différencié) présente O.M.G. (Oh my god) une exposition construite autour des témoignages photographiques d’environnements artistiques bruts construits grâce à la seule force de conviction et d’engagement d’un individu. L'expo montre une selection de 130 cartes postales issues de ma collection ainsi que les clichés  de Mario Del Curto qui parcourt le monde pour photographier des artistes bruts, dans leur environnement de travail ou leur lieu de vie. L'Invention Rustique, diaporama-documentaire sera également projeté de façon permanente pendant l'expo.
Je reproduis ici le texte de présentation de Brigitte Van den Bossche.

 
Collection J.M. Chesné
    "Ils sont maçons, bergers, facteurs, cordonniers, plombiers, agriculteurs, soudeurs, laveurs de vitres, pécheurs, abbés, moines,… Ils sculptent des légendes sur des rochers, découpent des cathédrales dans la mosaïque, badigeonnent les rues de messages enflammés, dressent des sanctuaires de coquillages, peuplent leurs jardins d’une armada de sculptures, recouvrent les murs de leurs maisons de souvenirs et visions nocturnes, gravent les murailles de prisons et asiles de signes hiéroglyphiques, élèvent des grottes et cabanons de ciment en pleine nature, agrémentent les façades d’église de peintures délirantes, miniaturisent des chapelles et mausolées dans leurs cours,…
Collection J.M. Chesné
   Tous ces créateurs sont baptisés poétiquement inspirés du bord des routes, bâtisseurs de l’imaginaire, habitants-paysagistes, rocailleurs de rêves, révoltés du merveilleux, irréguliers de l’art, bricoleurs-bâtisseurs, inspirés des maisons standards, anarchitectes, curés illuminés, turbulentes soutanes et autres indisciplinés de l’art. 
Collection J.M. Chesné
    Le plus souvent issus de milieux modestes, sans connaissance particulière en art ou en architecture, ces ‘gens du commun’ transcendent leur vie ordinaire, souvent recluse, en aménageant avec une certaine exubérance leur espace privé ou celui relevant du domaine public. Ils subliment leur vie et l’espace, répondant à une nécessité existentielle, un besoin irrépressible et immédiat de créer, sans contrainte extérieure, avec une ingéniosité sans limite, une patience incommensurable et des matériaux hétéroclites. Sorte d’extension vitale d’eux-mêmes, leurs créations sont le fruit d’un bricolage intellectuel, d’un bricolage d’images – populaires, religieuses et profanes –, de résidus d’évènements, de souvenirs, de fantasmes, de rêves, de visions. 
Collection J.M. Chesné
   Derrière toutes ces manifestations marginales, se profilent un idéal, une foi, un système de valeurs et de croyances, un outillage mental. Cette foi peut se traduire par la matérialisation de la croyance religieuse courante, mais aussi par la mise en oeuvre d’une croyance très personnelle, un mysticisme inventé, une religion singulière, avec ses préceptes, ses prières, sa morale, sa méthodologie. L’œuvre est à la fois le reflet de cette croyance et l’intermédiaire entre le créateur et l’au-delà, elle traduit le dépassement de soi. L’acte de créer est vécu comme une aventure spirituelle, l’objet créé est conçu comme un territoire sacré et le créateur puise son énergie dans la foi. 
Collection J.M. Chesné

   Dans le contexte des plus appropriés de la Chapelle Saint-Roch, à Liège, le MADmusée présente un florilège d’images attestant de cette foi. Images pieuses et teintées de prosélytisme, images de dévotions personnelles, images d’intimes exploits, images d’une authentique ‘subculture’ populaire aussi,… Sont dévoilés d’une part un ensemble de cartes postales anciennes, glanées et rassemblées par le peintre et sculpteur français Jean-Michel Chesné (collection entamée en 1993 après sa visite du Palais Idéal du Facteur Cheval et riche aujourd’hui de plusieurs milliers de clichés rares) ; d’autre part une série de reproductions du photographe suisse Mario del Curto (dont l’intérêt prononcé pour les Clandestins de l’art brut, avec lesquels il entretient une relation personnelle, se traduit depuis 1983 par une approche subtile et délicate). Toutes ces images célèbrent des univers déployés avec une force et une sensibilité exacerbées. Elles exaltent aussi la beauté du geste, la mystique de la tâche."    B.v.d.B.

Collection J.M. Chesné
L'exposition O.M.G. [Oh My God] est présentée à la Chapelle St-Roch, à Liège.
Elle a lieu dans le cadre de BIP2014 - 9e Biennale Internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège.
La Chapelle Saint-Roch, accessible librement du mercredi au vendredi de 13h à 18h et le week-end de 10 à 18h.

mercredi 12 mars 2014

Jean-François MAURICE (1947 - 2014)

 
Dessin de Laurent Jacquy                                D.R.
Jean-François M. à Malakoff, janvier 2009                                    Photo JMC


Mr Imagination et Jean-François à Malakoff, janvier 2009                      Photo JMC


Jean-François M. chez André Labelle, 2010                                                       Photo JMC


Jean-François M. chez lui à Belaye en 2010                   Photo JMC
 
Jean- François,Claude Lechopier et laurent Danchin à Nice, 2011     Photo JMC


les 20 ans de Gazogène à Cahors en 2011                                   

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