dimanche 28 février 2016

Les Timbrés de l'art : retour de Carquefou


Alain Pauzié
   Beaucoup de monde pour une magnifique expo qui rassemble des enveloppes de Louis Pons, Michel Nedjar, Paul Duhem, Gaston Mouly, François Burland, Geha (Gudrun Albasser), Antoine Rigal, Michel Julliard, Claudine Goux, Alain Pauzié, Alain Arneodo, Gilles Manéro, Alain Lacoste, Jean-François Rieux, Mariette Pessin, Jean-Michel Chesné, etc, etc... Bravo à l'équipe du service culturel de Carquefou d'avoir réuni ces petites merveilles. Cette expo suscitera peut-être de nouvelles vocations.
François Burland
Alain Lacoste


Louis Pons et Jean-Michel Chesné
Michel Julliard et Jean-François Rieux



lundi 22 février 2016

De l'Art Posté à Carquefou

  

Le Manoir des Renaudières accueille du 27 février au 27 mars, une exposition intitulée « Art posté » qui présentera des correspondances entre artistes et plus particulièrement des enveloppes illustrées, véritables œuvres d’art créatives et singulières. Je serai présent au vernissage car certaines de mes enveloppes y seront présentées. 


   L’art posté ou plus largement le Mail Art est une manière de communiquer et d’échanger : un art graphique et un art des mots, l’union des formes, des matières et des lettres.
Jouer de l’écrit et de la création artistique, c’est bien souvent partir à la recherche du plaisir graphique et poétique. Et c’est un geste gratuit qui transite, condition incontournable, par La Poste.
Une sélection de plusieurs collections de lettres et enveloppes en volume, créées et imaginées par des artistes et/ou collectionneurs, sera présentée aux visiteurs.
La correspondance est souvent féconde. La régularité entre artistes est étonnante. Un mode d’expression et de diffusion qui résiste au téléphone et multimédia…
Enveloppes-collages, enveloppes dessinées au crayon, à l’encre, à l’acrylique, enveloppes-rébus, enveloppes–objets, enveloppes graffitis… chacune se nourrissant ainsi des formes, du timbrage, de l’écriture des adresses ou encore des tampons et cachets…
Vernissage le samedi 27 février à 16h
Visite commentée le dimanche 6 mars à 15h30
Ouvert les mercredis, samedis et dimanches de 14h à 18h ou sur RDV
Renseignements : culture@mairie-carquefou.fr - 02 28 22 24 40






jeudi 18 février 2016

Quelques nouvelles du jardin...


  
    Comme je l'attendais depuis plusieurs longues semaines, le compte rendu détaillé du conseil municipal du 16 décembre dernier a enfin été publié. On y retrouve la séquence et les propos que j'ai entendus ce soir là ainsi que le vote qui a suivi entérinant cette décision. Je vous fait partager l'extrait.
   Je l'ai déjà dit, il ne s'agit que de la première partie du problème puisqu'il nous reste encore à essayer de faire lever la préemption qui plane sur notre copropriété.
"...À propos de l’OAP rue Avaulée, M. Cormier tient à confirmer comme indiqué dans l’annexe n°4 que l’oeuvre d’art brut que constitue la grotte de M. Chesné a été prise en compte et sera préservée ainsi que le bâtiment dans lequel il développe son activité. Des dispositions ont donc été prises pour modifier ce périmètre au niveau de l’OAP d’Avaulée... "
Pour l'instant, je maintiens la pétition encore quelques temps.
Encore un grand merci à tous ! JM

vendredi 6 novembre 2015

Pétition pour la Sauvegarde de la Grotte et du Jardin de Malakoff



RAPPEL
La petite copropriété qui abrite ce que j'ai construit depuis 18 ans : la Grotte l'ensemble des mosaïques est en grave danger de destruction. En effet la commune de Malakoff a mis en place un nouveau plan d'urbanisme (PLU) qui fait que la rue Avaulée à Malakoff est frappée d'alignement. Pour qu'une fois de plus, ce type d'environnement populaire et inspiré ne disparaisse pas, une action se  met actuellement en place. En signant cette pétition (lien suivant) vous participerez au soutien et à la sauvegarde de ce lieu insolite et poétique :
https://www.change.org/p/les-%C3%A9lus-sauvegarde-du-27-rue-avaul%C3%A9e-la-maison-la-grotte-de-malakoff-et-le-jardin-de-mosa%C3%AFques?recruiter=420780182&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive
Merci à tous.






dimanche 1 novembre 2015

La Grotte et le Jardin menacés à Malakoff


Pour l'instant ne pas diffuser cet article sur Facebook. Merci


    Comme la plupart d'entre vous le savent, surtout ceux qui me connaissent un peu, ma visite au Palais Idéal du Facteur Cheval en 1992 a été un véritable choc et révélatrice à tout point de vue. De là vient mon intérêt pour les constructions insolites, les jardins inspirés et autres architectures marginales ou autodidactes. Une forte passion qui m'a amené un jour de 1997 à la décision de bâtir à mon tour. Depuis j'ai pu édifier la Grotte-Chapelle et réaliser un jardin de mosaïques que certains d'entre vous on déjà vu et que je continue à développer.
Or ces jours-ci, j'apprends que la petite copropriété (6 appartements)  que j'habite depuis 26 ans et qui abrite mes travaux est en grave danger. En effet la commune de Malakoff a mis en place de nouveaux plans d'urbanisme (PLU). Je ne vais pas rentrer dans les détails mais en gros, notre rue est frappée d'alignement. Si je ne me bats pas, si rien n'est fait, notre maison, le jardin et tout ce qu'il abrite seront démolis pour faire place à un vaste projet de réaménagement de l'immobilier et de la voirie. Une mutation foncière comme ils disent... Visiblement certains membres du conseil municipal connaissent l'existence de la Grotte et j'ai cru comprendre que ça leur pose problème...


    En attendant je suis en train de constituer un dossier qui explique ce que sont les environnements dits singuliers, leur fragilité, leur survivance, leur avenir etc... Je vais également rassembler les articles de presse et la littérature qui parlent ou évoquent ce jardin ainsi que sa portée (même modeste) culturelle et sociale. Il m'arrive en effet de recevoir des classes, des centres aérés, des groupes ou des patients d'hôpital psychiatrique.
Pour étayer tout ça,  je souhaite aussi adjoindre une liste de soutien qui rassemble déjà de nombreux artistes, critiques d'art, responsables d'institutions et d'associations, universitaires, journalistes, directeurs de galerie, collectionneurs, amateurs d'art, passionnés etc..  Vous êtes tous les bienvenus et c'est une petite pierre supplémentaire importante pour moi.


   Nous allons très bientôt créer une association de défense du lieu pour faire face aux menaces qui pèsent sur cette maison et son jardin de mosaïques.
   Si dans un premier temps vous souhaitez que je rajoute votre nom sur cette première liste de soutien (qui n'est pas encore une pétition) ou si tout simplement vous souhaitez me contacter, je rappelle mon adresse mail : jmchesne@libertysurf.fr
   Ce n'est que le début de notre combat. Pour l'instant je n'ai que peu d'éléments précis sur les calendrier des travaux. Ce qui est certain c'est que la mairie est dans un processus de préemption progressif de toute la rue.

Dans les semaines à venir, vous serez tenus au courant via ce blog.


Pour l'instant ne pas diffuser cet article sur Facebook. Merci
                 

lundi 20 juillet 2015

L'anarchitecture de Richard Greaves, c'est fini...


    Source Raw Vision D.R.

  Depuis quelques temps déjà, on savait que Richard Greaves s'était détourné de ses fabuleuses architectures fantasques. Des constructions improvisées faites d'assemblages de planches et de matériaux  issus de la démolition de granges ou de maisons du voisinage. Une sorte de village déglingué qu'il avait patiemment érigé depuis 1989 à l'abri des regards au cœur d'une forêt en Beauce au Quebec. Une vingtaine de cabanes construites sans un clou ("pour ne pas blesser la matière..." ) mais avec de la ficelle de nylon récupérée chez les agriculteurs du coin. Un ensemble de bâtiments en total déséquilibre qui sembaient au bord de l'effondrement donnant  un aspect cubiste (la Merzbau de kurt Schwitters) voire fantastique à ces anachitectures. Des perspectives oniriques et déformées dignes des décors du film expressionniste de Robert Wiene "Le cabinet du Dr Caligari" (1920).  


      Photo Mario Del Curto

    Or ces jours-ci, je lis un billet qui m'a été transmis sur ma page FaceBook par La Galerie des Nanas au Quebec et qui relate la disparition du site. Visiblement, l'un des voisins de Richard Greaves, excédé par la présence incessante de promeneurs-visiteurs sur son terrain et dans les alentours a eu la très mauvaise idée de tout mettre à terre et ce dans l'indifférence générale du monde artistique canadien. Un tas de planches et un spectacle désolant, c'est tout ce qu'il reste de cet impressionnant chef d'œuvre du bricolage sauvage et inspiré... Oubli, destruction, succession compliquée, problème de voisinage sont les grands classiques qui mettent régulièrement en danger ces productions spontanées d'autodidactes. Même si l'on veut nous faire croire que l'art brut aurait enfin une place digne dans le champ culturel, l'œuvre de Greaves n'aura pas échappé à la menace venant allonger la longue liste des victimes de l'obscurantisme...

A noter le livre : Richard Greaves, anarchitecte - Sarah Lombardi, Valérie Rousseau / Photographies de Mario Del Curto
5 Continents Editions
et le magnifique film de Philippe Lespinasse : Les Châteaux de planches de Richard Geaves

            Photo Mario Del Curto

lundi 1 juin 2015

Festival Hors-Champ - Nice 2015

Samedi 6 juin 2015 je présenterai à Nice lors du festival Hors Champ un documentaire sur Eddie Martin (alias St EOM). Peintre, sculpteur, médium, musicien, ce personnage haut en couleur fut également l'auteur d'un formidable environnement insolite actuellement restauré.
D.R Spaces



D.R Spaces

mercredi 18 février 2015

Du Folk Art américain à Bruxelles

   Fin 2014 l'Art et Marges Musée de Bruxelles a souhaité monter une expo autour du Folk Art américain à partir de pièces  de ma collection. Ce projet a finalement  vu le jour et l'expo approche. C'est donc à partir du 24 février 2015 (vernissage) que ce musée belge montrera un ensemble d'œuvres de 13 artistes essentiellement issus du Sud profond (Deep South) Elles ont souvent été réalisées avec les moyens du bord ou grâce à la récupération. (Des fonds de pots de peinture, des vieilles tôles, des panneaux de bois, etc.). Ce sont les créateurs du bord des routes poussiéreuses du Delta du Mississippi pour la plupart. C’est un art autodidacte qui prend sa source dans les véritables racines américaines.
   La vie quotidienne et sa critique sociale (sexualité, prostitution, ségrégation, etc.) mais aussi la ruralité, la nature, la religion sont abordées au gré d'un parcours d'œuvres fortes ou déroutantes et à travers desquelles le vécu transparaît. Toutes ces histoires personnelles sont des histoires difficiles, rurales pour la majorité d’entre elles. Ces artistes ont su cristalliser une mythologie de l’enfance, du labeur ou du quotidien, l’angélique côtoyant parfois le sordide avec la pudeur de la véritable souffrance...
Affiche de l'exposition et son look techno !...
Mary T. Smith                                            Coll JM Chesné
Royal Prophet Robertson                                        Coll. JM Chesné
Ted Gordon                                                          Coll. JM Chesné

lundi 9 février 2015

"Folles Dentelles" à Viroflay


"FOLLES DENTELLES" , c'est la dentelle revisitée, passée au crible, réinventée par 15 artistes dont je ferai partie… Qu'elle soit dessinée, cousue de fils, de fer ou sculptée finement dans les veines du bois, elle se fait tantôt monumentale, tantôt exubérante. ...
Expo du 12 février au 22 mars 2015
Vernissage le 12 février 2015 à Viroflay - 19h
L’Ecu de France
1, rue Robert Cahen 78220 VIROFLAY
ouvert tous les jours
entrée libre de 14h à 19h

                                    Brigitte Armager     
                                  Hélène Angetti     
           Armel Barraud                                                                            

vendredi 21 novembre 2014

Pour vous faire patienter en attendant le retour des articles : Le Château Bishop, Colorado


vendredi 15 août 2014

Caroline Bourbonnais (1924 - 2014)

   La Fabuloserie et l'Art Brut perd Caroline Bourbonnais décédée dimanche dernier à l'âge 90 ans. Alain et Caroline Bourbonnais avaient créé La Fabuloserie, à Dicy, voici plus de 30 ans, lieu incontournable de l’art hors-les-normes. Depuis la disparition d'Alain Bourbonnais en 1988, Caroline était l'âme de cet endroit qu'elle animait sans relâche avec passion; Le point d'orgue étant la visite et la présentation du merveilleux manège de Petit Pierre dont elle parlait avec beaucoup de tendresse et d'émotion.
Caroline Bourbonnais devant le manège de Petit Pierre              Photo Picardeau
   Le témoignage de Claude Arz : « La Fabuloserie est devenue le grand refuge des artistes hors-normes qui peignent, sculptent dans le plus grand des secrets . Plus qu'un musée la Fabuloserie est la mémoire des oeuvres turbulentes de notre temps. Caroline Bourbonnais (et Alain son mari) fut la gardienne des œuvres insolites, dérangeantes de Camille Vidal, de Francis Marshall et de Petit Pierre. Caroline Bourbonnais était une femme attentive aux courants souterrains de l'art. »


Caroline Bourbonnais devant une sculpture de Camille Vidal
L'un des murs d'enceinte de La Fabuloserie avec les mosaïques de François Portrat

Le manège de Petit Pierre

mercredi 9 juillet 2014

J.-B. Doussineau, Globe-trotter Fin de Siècle

   Il est un jeu chez les cartophiles qui traquent l'insolite consistant à rechercher les vues qui montrent un certain Jean-Baptiste Doussineau tout au long des différentes étapes son tour de France à dos de dromadaire. Si la légende des cartes varie et annonce différents terminus, ce globe trotter est présenté de façon constante comme " Ex-boulanger victime de la Compagnie de l'Ouest  (ancienne compagnie de chemins de fer desservant la Bretagne et la Normandie), sans indemnité (?) et sans aucun secours de l'Assistance publique". Il n'existe pas véritablement d'informations précises sur cette histoire ni sur ce personnage mais en recoupant quelques éléments glanés ça et là on peut reconstituer une esquisse de scénario. 

Jean-Baptiste Doussineau                                                                   Coll. JMC

Doussineau et son chamelier                                                               Coll. JMC
Doussineau et sa famille                                                                          Coll. JMC
    Amputé des deux jambes, il décide d'effectuer un voyage de 1909 à 1911 de Marseille au Havre sur ce camélidé aidé par un chamelier et accompagné comme il est mentionné parfois, de sa petite famille qui semblait le suivre en roulotte. Visiblement courroucé par la non-reconnaissance de son infirmité ce périple avait pour but d'attirer l'attention sur son état.  On connait l'attrait de l'époque pour l'exotisme, pour l'insolite et autre curiosité spectaculaire. Il "médiatisera" son expédition et d'une certaine façon la financera en éditant une série de cartes postales des principales étapes de cette escapade qui visiblement se termine à Paris où il subira une intervention chirurgicale à l'Hôtel Dieu.

Doussineau à Chatres                                     Coll. JMC
Doussineau au Havre                                                                               Coll. JMC
    Quelques coupures de presse de l'époque font état de la présence de Doussineau dans la capitale et surtout du trouble à l'ordre public qu'il a engendré. 
Journal Le Matin du 2 janvier 1910 : "Amputé des deux jambes, M. Jean-Baptiste Doussineau, escorté par l'arabe Ali Ben Amar, se promène chaque jour par les rues de Paris, monté sur un chameau. Il vend des cartes postales. Le 31 décembre dernier, il se trouvait rue Tronchait, au milieu d'une foule de curieux, dont les uns lui achetaient des cartes postales et dont les autres lui faisaient l'aumône. Un gardien de la paix étant intervenu, M. Doussineau s'enfuit sur son chameau. L'agent le poursuivit inutilement, berné dans sa course par celui après lequel il courait. Lorsqu'il se fut suffisamment moqué du gardien de la paix, qui lassé, avait abandonné la poursuite, le marchand de cartes postales, pour mieux savourer sa victoire, se rendit toujours monté sur son chameau, au poste de police.
M. Doussineau a comparu hier devant la huitième chambre correctionnelle, sous l'inculpation d'outrage à agent et de mendicité. Il a été condamné à 100 francs d'amende. Par défaut, pour les même délits, le tribunal a, sur réquisitoire du substitut Béguin, infligé un mois de prison à Ali Ben Amar."

   
Ce texte témoigne du caractère facétieux du personnage et même si la cause était juste, les frasques de notre méhariste n'étaient pas du goût de la maréchaussée parisienne. On notera également la différence de traitement et de peine encourue entre Doussineau et son chamelier...

Doussineau à Dieppe                                    Coll. JMC
Doussineau à Solesme                                                                              Coll. JMC
Doussineau à Paris                                    Coll. JMC
   Pour l'arrivée à Paris, il fait un effort de présentation et endosse "la tenue orientale" comme disaient les zouaves, et il s'adjoint un "turco" démobilisé au casque colonial et son authentique chamelier en sarouel.


Doussineau à Paris                                                                               Coll. JMC

dimanche 6 juillet 2014

Carte blanche à Mycélium - Laurent Danchin présente 25 artistes.

 
   "Savants ou bruts, naïfs ou sophistiqués, autodidactes ou passés par les écoles, les vingt-cinq créateurs présentés dans cette exposition ont tous en commun d’avoir suivi un chemin hautement personnel, souvent proche de l’obsession, et d’avoir développé, en dehors des modes et des idéologies du moment, un univers singulier tirant sa source des zones, souvent obscures, de leur nature profonde. Se prenant ou non pour des artistes, ayant dû souvent exercer un métier alimentaire sans relation directe avec leur univers mental particulier, ils recourent aussi bien aux matériaux les plus ordinaires et aux techniques traditionnelles qu’à la sophistication des nouvelles technologies, et témoignent, à travers leurs dessins, peintures, collages, photographies, broderies, sculptures ou assemblages, du caractère essentiellement sauvage, indépendant, presque organique de la création, en même temps que de la variété infinie des familles de sensibilité au sein desquelles elle prend naissance. 

Sylvain et Ghyslaine Staelens

Raymond Reynaud
Raymond Reynaud

Catherine Ursin

Catherine Ursin
   Atypiques pour la plupart, échappant aux lois de leur milieu ou de leur culture d’origine, et issus de classes sociales et de générations différentes, ils sont tous également, chacun à sa manière, fort éloignés de la conception de l’art contemporain hégémonique depuis quarante ans, et ils œuvrent ou ont œuvré, par besoin, par manie et par plaisir, sans calcul commercial ni plan de carrière, et sans aucune théorie ni concept à défendre : plutôt à la manière d’artisans inspirés, laissant avec confiance l’instinct guider leur savoir faire. Car c’est la création qui s’est, en général, imposée à eux, non eux qui ont choisi la création. L’art, pour eux, n’est pas un métier, mais une nature, et ils s’y sont livrés par une nécessité spontanée, viscérale, plus forte que toute autre considération. C’est cet esprit de soumission à une forme mystérieuse d’irrationnel qui donne à leur démarche son authenticité et tout son sens, et constitue le principal point commun entre des univers, pour le reste strictement individuels. Or revenir au sens et relier des individus, peut-on trouver plus bel objectif à réaliser dans une abbaye ?


JMC


JMC

Jim Sanders
 
Joseph Kurhajec
   Par son parcours d’un éclectisme volontaire, l’exposition Mycélium – Génie savant, génie brut se veut un éloge non de l’art mais de la diversité inépuisable de la création, seule capable de mettre en échec les forces de destruction partout à l’œuvre actuellement." 
Laurent Danchin - extraits du catalogue
L'abbaye d'Auberive
Abbaye d'AuberiveCentre d'art contemporain
1, Place de l'Abbaye
52160 Auberive
Tél. : +33 (0)3 25 84 20 20

Horaires d'ouverture :
jusqu'au  28 septembre 2014
Mardi de 14h à 18h30
Mercredi au dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30